l’école buissonnière, ambassadeur du bien Causses et Cévennes

l’école buissonnière, ambassadeur du bien Causses et Cévennes

L’école buissonnière, est Ambassadeur du Site UNESCO Causses et Cévennes.

 

« Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agropastoralisme

Méditerranéen inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2011 »

L’inscription sur cette Liste consacre la valeur universelle exceptionnelle d’un bien culturel ou naturel afin qu’il soit protégé au bénéfice de toute l’humanité ».

 

Le site s’étend sur 3 000 km2 du sud du Massif central aux portes de la Méditerranée. Paysage de montagne traversé par de nombreuses vallées, il est représentatif de la relation existant entre les systèmes agropastoraux et leur environnement physique.

 

Depuis le néolithique, les Causses et les Cévennes furent parcourus, sillonnés et habités par des populations nombreuses et diverses, qui y pratiquaient notamment l’élevage. A l’époque romaine, Cicéron mentionne, les pecuarii (éleveurs) de Narbonnaise qui pratiquaient l’estive, selon les usages des pasteurs languedociens. Un passage de la “Vie de saint Benoît d’Aniane” (750-821) permet de déduire que les moines ont pratiqué très tôt l’élevage du mouton et la transhumance.

A partir du XIe siècle, les ordres monastiques (Bénédictins, Cisterciens…) et les ordres religieux et militaires (Templiers, Hospitaliers) ont reçu des terres en montagne pour les cultiver et y faire pâturer les troupeaux du bas pays, aux côtés des troupeaux résidents.

Entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, l’agropastoralisme se caractérise par de petits tenanciers propriétaires se louant comme brassiers (céréales, élevage de 30 à 50 brebis pour le fumier, la laine, le lait et la viande) ; de grands domaines aux mains des nobles et des bourgeois (céréales, élevage de 200 à 300 brebis essentiellement pour le fumier, la laine et le fromage ; de nombreux paysans, prolétaires sans ressources foncières propres, travaillent quelques lopins de terre sur les communaux et sectionnaux et offrent leur force de travail.

La transhumance estivale permet de valoriser de manière complémentaire une herbe d’altitude abondante répartie sur de vastes surfaces : les troupeaux sédentaires locaux ne peuvent en effet consommer seuls cette ressource fourragère, leurs effectifs étant calculés selon les ressources fourragères hivernales, bien plus rares. D’autre part la venue d’effectifs importants constitue une opportunité de “fabrication naturelle” de fertilisants organiques très prisés des habitants des hautes terres.

La régression de la forêt, entre 1830 et 1913, s’accompagne d’une augmentation des pâtures au détriment des terres cultivées.

Cette évolution est liée à une profonde mutation du système agraire due au développement de l’industrie laitière pour Roquefort.

A partir des années 1950, l’exode rural s’accélère, les jeunes réclament des conditions de vie plus modernes.

Une restructuration foncière commence alors.

Sous l’influence de la Politique agricole commune, l’intensification des systèmes d’élevage, basée sur une part croissante des ressources fourragères cultivées ou achetées dans l’alimentation des brebis dans les années 1960, s’accentue et engendre une moindre pression de pâturage sur les parcours et les landes, et accélère le processus de colonisation par les ligneux.

Le maintien par l’agropastoralisme des paysages ouverts et de la biodiversité qui les caractérisent est un enjeu important qui passe par le confortement de pratiques, de savoirs faire et de valorisation des produits typés et de qualité issus de ces activités, ce qui n’exclut pas la recherche de modernisation. »

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